CAN 2027 : La lenteur des travaux inquiète la CAF
Alors que la compétition a lieu dans un peu plus d’un an, le projet « Pamoja », porté conjointement par le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie, connait des perturbations. Si l’ambition d’une organisation inédite avait séduit la CAF, la réalisation est aujourd’hui marquée par des retards structurels qui font planer le doute sur l’organisation de la messe du football africain dans le temps.
Les rapports d’inspection récents montrent des lenteurs administratives et logistiques, transformant l’enthousiasme initial en une course contre la montre haletante pour les trois nations hôtes. Au Kenya, le dossier du Stade Talanta Sports City est au cœur de toutes les attentions.
Bien que le chantier ait franchi la barre des 80 % d’exécution en mai 2026, la livraison initialement prévue pour mars, doit encore attendre.
Si la pose des sièges aux couleurs nationales offre un rendu visuel encourageant, les finitions critiques sur la pelouse et les zones VIP accusent encore un décalage par rapport au calendrier initial.
Malgré ce constat, le gouvernement tente de rassurer les uns et les autres, mais la pression monte alors que le pays doit prouver sa capacité à livrer une enceinte répondant aux normes internationales.
La situation en Ouganda et en Tanzanie présente des contrastes saisissants. Si la Tanzanie semble la plus avancée avec la rénovation du Stade Benjamin Mkapa (achevée à 95 %) et le chantier d’Arusha qui progresse bien, l’Ouganda doit redoubler d’efforts pour ses nouvelles enceintes comme le Stade de Hoima.
La coordination entre ces trois nations, séparées par des frontières et des réalités économiques différentes, constitue le plus grand défi organisationnel de cette édition, la CAF ayant déjà exprimé des réserves sur la fluidité de la coopération tripartite.
Face à ces signaux d’alerte, la Confédération Africaine de Football a fixé un ultimatum clair : le mois d’août 2026 sera le juge de paix. Une inspection majeure est prévue pour évaluer si le taux d’exécution global atteint effectivement les 80 % promis par les comités d’organisation.
Patrice Motsepe et ses équipes ne cachent plus leur inquiétude, et des rumeurs de « plan B » ou de délocalisation vers des pays aux infrastructures déjà prêtes, comme l’Afrique du Sud ou le Maroc, commencent à circuler dans les coulisses du football africain.